Au Panama, le Centro Financiero Empresarial vient combler un grand vide

En janvier 2010, le Centro Financiero Empresarial (CFE) ouvrait ses portes au Panama. Deux ans plus tard, le CFE affiche un actif de près de 12 M$ CA et un portefeuille de prêts de 11,2 M$ CA octroyés auprès de 1714 entrepreneurs (dont 41 % sont des femmes). 

En créant cette nouvelle institution financière, DID visait spécifiquement les propriétaires de petites et moyennes entreprises du pays, une clientèle qui n’avait auparavant pas accès à des services financiers adaptés à ses besoins. 

La dernière année a donné lieu à plusieurs développements d’importance pour ce Centre financier aux entrepreneurs :

  • Ouverture de deux nouvelles succursales (l’institution compte maintenant six points de services);
  • Recrutement de 29 nouveaux employés, faisant passer l’équipe de 35 à 77 employés (au 31 mars 2012);
  • Inclusion à l’actionnariat de l’investisseur néerlandais Triple Jump, qui se joignait ainsi à DID, la Confederación Latinoamericana de Cooperativas de Ahorro y Crédito (COLAC) et Blue Orchard;
  • Signature d’une entente de partenariat avec la Banque interaméricaine de développement (BID) visant à appuyer la croissance et la professionnalisation du CFE (notamment en matière de financement de l’habitat, de gestion des risques et de solutions technologiques) : cette entente comporte une enveloppe de 750 000 $CA pour de l’assistance technique et un prêt de 1,5 M$CA. 

On estime que le CFE, qui a atteint la rentabilité après moins d’un an d’opération, a contribué depuis son ouverture à la création et au maintien de plus de 2000 emplois.

Selon Tomás Miller, Directeur de l’Unité d’accès au financement à la BID/FOMIN, « le Centro Financiero Empresarial bénéficie d'une gestion de haut niveau de la part de DID. Les conseillers de DID, des experts en opérations, développement de produits, crédit, analyse financière, formation, contrôle, surveillance et supervision, ainsi qu’en matière de solutions technologiques, apportent aussi une contribution précieuse pour renforcer les capacités locales, pour compléter le transfert de connaissances et de technologies, pour partager leurs expériences et pour permettre au CFE d'atteindre ses objectifs ».

Comme le mentionnait l’entrepreneur Moisés Albaéz, « sans l'existence d'une institution comme le CFE, il est presque impensable pour une PME panaméenne d'avoir accès à des services financiers qui répondent à ses besoins et à sa réalité ».