5 aspects parfois surprenants d’un emploi en développement international

11 octobre 2017
  • Lieu de naissance : Québec
  • Poste : Conseillère aux opérations des Centres financiers aux entrepreneurs (CFE)
  • Lieu de travail : Lévis, Canada
  • Langues parlées : Français et anglais
  • Mandat : Voir au bon fonctionnement des Centres financiers aux entrepreneurs mis en place par DID en supervisant leurs opérations et la réalisation de leurs plans de travail

Apprendre et partager : voilà qui résume bien le travail associé au développement international selon Karine Faucher-Boivin, jeune conseillère en opérations à Développement international Desjardins (DID) depuis 2010. Voici 5 autres aspects fondamentaux de son travail.

 1. La nécessité de s’appuyer sur une formation solide et une bonne expérience

Le développement international, c’est beaucoup plus que des voyages et des relations interculturelles. C’est un domaine exigeant, qui fait appel à une expertise confirmée.

Voici le parcours qui a mené Karine à ce domaine :

  • un baccalauréat en administration des affaires, finance et gestion internationale (incluant une session d’étude à Budapest, en Hongrie)

  • un MBA en gestion internationale

  • 5 ans d’expérience dans une banque canadienne.

2. La possibilité de générer des résultats insoupçonnés

Chez DID, Karine a d’abord travaillé dans la direction Solutions technologiques à titre de conseillère en systématisation et processus d’affaires. Elle y a réalisé pas moins de 20 missions dans 7 pays différents.

Son mandat : travailler de concert avec les programmeurs et spécialistes des technologies de l’information en mettant à profit sa connaissance des opérations financières. Elle a ainsi contribué à mettre au point et à implanter plusieurs systèmes transactionnels et d’aide à la décision chez un grand nombre d’institutions financières partenaires de DID. Résultat : des transactions plus simples, sécuritaires et abordables pour les membres et clients de ces institutions. Ce n’est pas rien! « En Zambie par exemple, grâce à l’application intercaisses que nous avons mise en place, un client peut maintenant retirer de l’argent de son compte juste avant de passer la frontière pour faire des achats au Malawi au lieu de le transporter avec lui sur plus de 500 km », explique Karine.

3. L’avantage de s’imprégner d’une nouvelle culture

C’est pour concilier l’intérêt qu’elle porte à la finance et celui qu’elle porte aux gens et aux cultures que Karine a joint l’équipe de DID. « J’aime partager mes connaissances avec les autres et m’enrichir de leur propre expérience », raconte la jeune femme.

De 2014 à 2016, elle s’est installée avec son conjoint à Lusaka, capitale de la Zambie, pour y réaliser un mandat de deux ans et demi à titre de conseillère aux opérations et aux finances auprès du Centre financier aux entrepreneurs (CFE) mis en place par DID dans ce pays. Un mandat exigeant, réalisé en milieu anglophone et qui l’a amenée à jouer les femmes à tout faire. « Je faisais tout, sauf gérer le crédit! Les dossiers auxquels je travaillais allaient de la gestion des approvisionnements à l’ouverture de nouvelles succursales, en passant par la conclusion d’ententes de financement de plusieurs millions de dollars avec des investisseurs et bailleurs de fonds », raconte-t-elle.

Mais par-dessus tout, c’est le contact avec les gens qui l’a le plus stimulée. « Le partage de référents culturels était au cœur de mes activités. Car il me fallait partager mes propres référents pour pouvoir accéder à ceux de mes collègues locaux », explique Karine. Pour s’enraciner dans son nouveau milieu, il lui a aussi fallu aller à la rencontre des gens en-dehors du travail… « ne serait-ce que pour trouver un endroit où acheter du bon pain, par exemple! »

4. L’importance de posséder ou d’acquérir des qualités particulières

Pour réaliser un tel mandat, il faut beaucoup de débrouillardise et la capacité de se mettre constamment en mode solutions. « J’ai développé une hyper-versatilité au cours de mon mandat! » souligne Karine. Il faut aussi de la curiosité, de l’ouverture et une bonne capacité d’écoute, « pour être en mesure de comprendre pourquoi certaines choses se font différemment ». Et être prêt à sortir de sa zone de confort…  « Chaque journée était marquée par des événements complètement improbables, que je n’aurais jamais vécus au Québec! »

5. La fierté d’accomplir des choses qui sortent de l’ordinaire

Travailler sur le terrain ouvre toutes sortes de possibilités. « J’ai adoré participer à la construction d’une équipe locale solide et capable de prendre les rênes des opérations », souligne Karine. « Je suis particulièrement fière du chemin parcouru par un des membres de l’équipe, qui avait acquis des qualités et des compétences impressionnantes au moment de mon départ. »

Une autre réalisation dont Karine est très fière est la création d’un club de vélo auquel ont adhéré plusieurs de ses collègues locaux. « Le vélo fait partie des habitudes de transport en Zambie, mais pas des habitudes de loisir! Faire du vélo un samedi était donc nouveau pour la plupart de mes collègues. Je suis heureuse de penser que j’ai non seulement beaucoup appris d’eux, mais aussi que j’ai su leur transmettre une de mes passions… »