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29 juillet 2013

« L’équipe ici est un beau mélange de cultures ralliant le Sri Lanka, les Philippines, l’Inde, la Thaïlande et le Canada », évoque Émilie

  • « L’équipe ici est un beau mélange de cultures ralliant le Sri Lanka, les Philippines, l’Inde, la Thaïlande et le Canada », évoque Émilie

Émilie Morissette Grégoire a été la première des douze stagiaires à entreprendre son mandat; c’était en avril dernier. Après quelques semaines en stage à Bangkok en Thaïlande, nous lui avons demandé quel talent ou quelle aptitude/habileté lui serait particulièrement utile dans le cadre de l’expérience qu’elle allait vivre pendant six mois?

Elle avait alors répondu ceci : « Ce stage demande une grande capacité à travailler de manière autonome. Je travaille au bureau du partenaire local à Bangkok, mais il n’y a pas d’employés de DID basés dans ce pays. Le soutien de la part de DID se fait donc à distance. Dans un contexte de travail asiatique, je trouve cela d’autant plus stimulant! »

DID : Emilie, raconte-nous un peu ce que tu vis en Thaïlande…

EMILIE : « Café entre les jambes, sacoche sur l’épaule, accrochée à une main en amazone sur mon mototaxi, voilà comment débute ma journée pour me rendre au bureau le matin. Le plus beau dans tout ça c’est lorsque ce brin d’exotisme nous devient familier, voire routinier. Déjà un pied de plongé, trois mois de mandat derrière moi, je plonge le deuxième pied pour les derniers mois sachant que le meilleur reste à venir!

J’ai réfléchi à comment j’ai pu faire preuve d’autonomie jusqu’ici et je considère que cela vient d’une démarche personnelle à toujours vouloir pousser plus loin mon processus d’apprentissage.

À mes débuts, j’absorbais tout sur mon passage comme une éponge; je me suis surtout approprié mon contexte de travail, soit les réseaux coopératifs en Asie, à savoir le rôle qu’ils jouent auprès de leurs membres et la dynamique de collaboration établie entre les divers réseaux.

C’est au fur et à mesure que j’avance dans mon processus d’apprentissage que j’y vois toute la complexité et les nuances des différents enjeux et problématiques issus du type de gouvernance et des structures organisationnelles propres au mouvement coopératif. Cela est un défi de taille qui me stimule énormément. Et c’est exactement ce que j’aime de cette autonomie, c’est qu’elle requiert une proactivité de ma part et qu’elle m’offre une grande stimulation intellectuelle, car il faut recueillir et assimiler l’information par soi-même. Même après trois mois, j’ai encore des « déclics » sur des notions que je croyais avoir comprises.

Cela dit, mon apprentissage est surtout enrichi par les connaissances que je tire de l’expérience de mes collègues de travail et dont j’ai la chance de bénéficier grâce à ma présence sur le terrain. L’équipe ici est un beau mélange de cultures ralliant le Sri Lanka, les Philippines, l’Inde, la Thaïlande et un pays un peu plus froid qu’est le Canada, qui collabore vers une même direction.

J’apprécie également le soutien à distance offert par Sylvain, le chef de projet responsable de l’Asie, et de sa preuve de confiance envers moi et le travail accompli jusqu’ici.

***

En Thaïlande, Emilie réalise un stage auprès de l’Association of Asian Confederation of Credit Unions (ACCU).

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