« L’expérience que j’acquise chez Desjardins avant de me joindre à DID m’a permis d’acquérir le bagage nécessaire à la réalisation des mandats qui me sont aujourd’hui confiés. »
Employé Desjardins depuis 2000, François St-Pierre a été directeur de comptes aux entreprises au CFE des Moulins et coordonnateur des nouvelles demandes au CFE Montréal Centre, puis conseiller en développement risque de crédit système de notation (scoring) à la Fédération des caisses Desjardins du Québec. En 2008, lui et sa conjointe quittaient Montréal pour venir s’établir à Lévis : François se joignait alors à la vice-présidence Expertise conseil de DID.
« Ma première mission s’est déroulée au Sénégal et c’est à ma descente d’avion que le choc culturel a été le plus fort. J’avais effectué quelques voyages en Europe et en Amérique latine, mais jamais je n’avais été aussi dépaysé. Même à 23h00, l’activité humaine à l’intérieur et à l’extérieur de l’aéroport était très intense. De plus, c’est très saisissant d’entendre parler français mais de n’avoir aucun point de repère! »
François St-Pierre est reconnu par les partenaires de DID pour son expertise en crédit et en financement de l’habitat. En moins de quatre ans, il a réalisé plus de 20 missions de courte durée dans 10 pays sur trois continents : l’Afrique, l’Asie et les Amériques.
« Concrètement, cela signifie que pour chaque projet qui m’est confié, je coordonne la relation avec le bailleur de fonds, je m’assure de l’atteinte des objectifs fixés pour chaque étape du projet et je gère les ressources humaines, financières et matérielles associées au dit projet. Selon la nature du projet, j’ai la responsabilité d’identifier et de mandater des experts qui réaliseront des missions de courte durée (quelques semaines) ou encore à long terme (plus d’un an).
Quant à mon deuxième rôle, il consiste à exécuter des prestations techniques qui font appel à mon expertise en gestion du crédit; le plus souvent du temps relativement au crédit à l’habitat. Je réalise ces prestations en partie au siège social et en partie par des missions de courte durée sur le terrain.
On me demande parfois quelles sont les exigences associées à la réalisation des projets de DID. Dans tous les cas, la capacité à nouer des relations et à établir une collaboration de confiance avec les partenaires du projet et les bénéficiaires locaux est déterminante dans le succès de nos activités. Par ailleurs, savoir s’adapter à l’environnement légal, social et économique du pays d’intervention est une exigence de base chez DID. Un autre défi est de faire en sorte que nos recommandations tiennent compte des normes et de la réglementation en vigueur, dans un contexte où les clientèles bénéficiaires des services de microfinance offerts par nos partenaires, sont du secteur informel.
Chez DID, nous sommes au service à la fois nos clients (le bailleur de fonds et le partenaire local) et des populations ciblées par le projet. C’est en fait ce qui rend complexes nos interventions : nous avons l’expertise qui nous permet de créer et recommander de bons outils, des processus efficients et des produits d’épargne et de crédit adaptés au secteur de la microfinance, mais il faut que nos partenaires voient des avantages à intégrer nos propositions dans leurs façons de faire et de servir leur clientèle. C’est donc très important qu’on favorise l’adhésion de tous les acteurs du projet afin que les solutions proposées soient mises en opération et qu’elles aient une pérennité. Comme on est dans le métier de l’aide au développement, la gestion du changement est continuelle. Et c’est très stimulant! »
© Développement international Desjardins – Juin 2012